Terminologie d’entreprise

Dans les missions de Praxademia, systématiquement, nous portons une grande attention au vocabulaire utilisé dans l’entreprise. Cette habitude a été acquise au fil des ans. L’établissement d’un dictionnaire est apparu, d’abord, comme une nécessité pratique pour préparer le travail et pour alimenter la modélisation. Puis, devant l’intérêt manifesté par les acteurs « métier », ce dictionnaire est passé du statut de produit intermédiaire à celui de livrable, à part entière. Il faut dire, même, qu’un bon dictionnaire soulève plus d’enthousiasme qu’un modèle !

Par la suite, en exploitant les fonctionnalités disponibles dans nos outils de modélisation, le dictionnaire a pris la forme d’un thesaurus, c’est-à-dire qu’on lui a ajouté les relations entre les termes, représentées par des diagrammes terminologiques. La traçabilité entre les entrées du thesaurus et les éléments de modélisation accroît les retombées de cet effort. Elle rend possibles et instantanées les analyses d’impact, en cas d’évolution. Le thesaurus sert, alors, de « sas d’entrée » entre le langage naturel et l’expression formelle des modèles. Il augmente, donc, la valeur de l’ensemble des modèles. Le référentiel de description de l’entreprise en voit ses usages démultipliés.

Cette pratique est décrite dans les procédés terminologiques de la méthode Praxeme. Praxademia a participé à leur rédaction. Cet effort est financé par le cabinet Conix Consulting, dans le cadre de sa contribution à la méthode publique.

Ont été publiés, récemment : l’introduction et une version révisée de procédé de définition (voir le Catalogue de la méthode Praxeme). Bientôt paraîtra un tout nouveau procédé : « Élaborer un thesaurus ».

Les résultats du chantier PxData (sur la terminologie et sur la data policy) seront présentés lors du Symposium annuel, le 17 décembre 2016. Si vous êtes intéressé par ses sujets et par l’actualité méthodologique, nous vous conseillons de vite vous inscrire : l’année dernière, nous avons dû refuser du monde.

Nomination de Loïc Depecker à la Délégation générale de la langue française et des langues de France

Nous ne cessons de répéter que la langue est notre premier outil de modélisation du réel, et qu’en conséquence, nous devons la respecter comme le bon ouvrier affûte ses outils.

C’est donc tout naturellement que Praxademia a adhéré à la Société française de terminologie et qu’elle suit les travaux de son fondateur, Loïc Depecker. Celui-ci, professeur à la Sorbonne et auteurs de nombreux ouvrages, vient d’être nommé Délégué général à la langue française et aux langues de France (en Conseil des Ministres du 20 mai 2015).

Pour plus d’information :

 

Formaliser la connaissance du métier

Terminologie, ontologie, sémantique

Quoi que l’on fasse – transformation, innovation, automatisation… -, le point de départ est toujours le même : la connaissance du métier. Non seulement nous devons posséder cette connaissance, mais aussi elle doit se présenter sous une forme telle qu’elle satisfasse à plusieurs critères. Elle doit être :

  • complète, pour éviter les surprises en cours de route,
  • sans ambiguïté, pour empêcher les conflits d’interprétation,
  • précise, pour appuyer une conception pertinente,
  • fidèle, conforme à la réalité,
  • économique, c’est-à-dire exprimée sans redondance, avec le minimum de termes pour dire le maximum de choses,
  • ouverte, affranchie des présupposés qui pourraient réduire sa portée.

Cette qualité d’expression ne se donne pas d’emblée. On ne l’obtient que par de grands efforts et une volonté constante. Elle ne se trouve ni du côté du « métier », ni du côté de l’informatique. En effet, force est de constater qu’elle n’est pas immédiatement disponible dans l’entreprise. Il suffit de réunir deux experts du métier et de les faire travailler sur des définitions, pour s’apercevoir que les pratiques reposent sur beaucoup de non-dit et que la verbalisation fait voler en éclat l’apparent consensus.

Pour obtenir une bonne expression de la connaissance, nous disposons de plusieurs techniques : la terminologie, les ontologies, la modélisation sémantique. Chacune présente des avantages et des limites. Comment les utiliser ? Peut-on les articuler ? Quel niveau d’exigence viser, selon l’objectif que l’on se donne ?

Voilà quelques-unes des questions abordées dans l’article « Formuler la connaissance« , publié sur le wiki du Praxeme Institute.

Version anglaise : « Formulating Knowledge« .

 

 

Formaliser la connaissance

En réponse à la demande d’un client, Dominique VAUQUIER tire au clair les différents moyens d’exprimer la connaissance. C’est l’occasion pour formuler des réflexions qui traînaient au sein du Praxeme Institute, surtout depuis les ateliers des professeurs Loïc DEPECKER sur la terminologie et Christophe ROCHE sur les ontologies.

L’article repose sur l’idée que les techniques à notre disposition pour exprimer les connaissances s’échelonnent selon le niveau de formalisation. Plus l’effort consenti est important, plus grandes sont les possibilités d’automatisation.

En pratique, les entreprises que le sujet préoccupe pourront arrêter une démarche progressive, mettant à profit différentes techniques : le classement de documents à l’aide de taxinomies, l’élaboration de la terminologie d’entreprise, le développement d »ontologies, la modélisation – particulièrement la modélisation sémantique.

Télécharger l’article